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Plus de 265 ans d’une histoire intense : Villeroy & Boch, une entreprise qui a marqué l’évolution de l’innovation, du design et de l’industrie en Europe

Communiqué de presse   •   jan 04, 2016 15:49 CET

L’ancien chancelier allemand Helmut Kohl qualifia un jour Villeroy & Boch, fondée il y a désormais plus de 265 ans, de « citoyen européen de la première heure ». Active aujourd’hui sur la scène internationale, l’entreprise a cependant joué un rôle pionnier et a ouvert la voie dans de nombreux autres domaines.

En 1767, alors qu’en Europe la vie professionnelle se concentre essentiellement au sein des manufactures, la famille Boch commence à établir des structures de production préindustrielles. Au milieu du 19e siècle, alors que la notion de mondialisation est encore inconnue, Villeroy & Boch exporte déjà ses produits au-delà des frontières européennes, aux États-Unis, en Russie et en Chine. La grande qualité des produits et leur excellent rapport qualité/prix ont joué un rôle déterminant dans la compétitivité internationale de l’entreprise. Les deux sont le résultat des vastes innovations introduites par les premières générations de dirigeants de l’entreprise. Ces derniers étaient ainsi tout à la fois des hommes d’affaires, des stratèges, des inventeurs et des designers.

À cette époque, les prix pour les performances en matière d’innovation n’avaient pas encore vu le jour. La qualité des produits en termes de créativité était cependant déjà récompensée. Les nombreuses médailles décernées à Villeroy & Boch à l’occasion d’expositions et de salons internationaux ont été les précurseurs des prix de design qui récompensent de nos jours régulièrement l’entreprise. Depuis sa fondation, Villeroy & Boch a non seulement développé des produits d’une compétitivité inégalée, mais a également contribué au façonnement des différents styles qui ont surgi depuis le baroque. Comment s’en étonner lorsque l’on sait que les grandes figures qui ont marqué l’entreprise étaient toutes dotées de talents artistiques. C’est donc en se basant sur leur sens de la conception et du marché que dès le milieu du 19e siècle, ils placent à la tête de leurs ateliers les designers et les experts les plus talentueux. Des artistes, des dessinateurs et, à partir du 20e siècle, également des designers internationaux sont recrutés, qui contribueront à l’excellente renommée dont jouit Villeroy & Boch dans les domaines de l’esthétique des produits, des tendances et du style de vie.

Cette vaste culture d’entreprise, dont les principaux éléments ont subsisté jusqu’à ce jour, a été établie par les familles Boch et Villeroy sur plus de huit générations. Le récapitulatif historique qui suit illustre le rôle joué par les principaux personnages de l’entreprise aux différentes époques d’une histoire qui débute il y a plus de 265 ans.

François Boch, l’instigateur du changement de cap

La Lorraine était encore une principauté indépendante lorsque le fondeur de canon François Boch qui y résidait prit la décision, en 1748, d’opter pour une activité professionnelle plus pacifique et créa ainsi une petite poterie. Ses trois fils suivirent son exemple. Lorsque la Lorraine devint française cependant, la situation politique les obligea tout d’abord à trouver un nouveau site de production. Afin d’éviter les droits de douane dus à l’importation de produits au Luxembourg, qui était l’un des principaux marchés après le marché national, les frères fondèrent en 1767 une fabrique à Septfontaines, au Luxembourg, où ils inaugurèrent une fabrication en série préindustrielle. En 1782, ils mirent au point un four de cuisson dont la capacité était 13 fois supérieure à celle de ses prédécesseurs.

Les produits de Septfontaines devinrent rapidement synonymes de qualité. Dès 1775, un entrepôt fut installé à Bruxelles, et le marché français fut également desservi. Alors que François Boch avait été l’instigateur d’un changement de cap, la deuxième génération fit preuve d’un professionnalisme marqué par l’expérimentation technique et un talent pour le design. L’un des frères, Pierre-Joseph, travailla sans relâche à l’amélioration du matériau. En 1789, il développa une recette secrète pour la fabrication d’une faïence d’apparence presque identique à celle de la porcelaine, mais dont le prix était considérablement plus avantageux.

Décision historique sur l’emplacement du site

La révolution française mit tout d’abord fin à l’essor de l’entreprise. Détruite en 1794, elle fut cependant entièrement reconstruite en quelques années seulement, avec l’aide des ouvriers. Les Boch se mirent toutefois à la recherche d’un nouveau site. En 1809, Jean-François, le fils de Pierre-Joseph, se porta acquéreur de l’Ancienne Abbaye de Mettlach, dans le département alors français de la Sarre. Par rapport à Septfontaines, ce site apportait certains avantages, tels que la proximité immédiate de la Sarre, qui allait faciliter grandement la livraison des matières premières et l’expédition par bateau des produits finis.

Formé à l’École de Sciences de Paris, Jean-François mit au point de nombreuses inventions, parmi lesquelles un four de cuisson entièrement nouveau et un pyromètre qui conféra à l’entreprise une avance technique supplémentaire. En 1829, il améliora de nouveau considérablement la qualité du matériau par la mise au point d’un grès blanc extrêmement dur.

La démocratie sur la table

En termes de principes commerciaux, Jean-François resta fidèle à ses prédécesseurs, s’efforçant d’optimiser la qualité des objets d’usage courant, qui furent produits en grande quantité et devinrent ainsi accessibles au plus grand nombre. Mais cet élément ne suffit pas à lui seul pour expliquer l’essor de l’entreprise.

Ces produits, dont l’apparence évoquait de plus en plus de l’« or blanc », possédaient indubitablement un certain prestige, ce qui en augmenta non seulement l’attrait mais, en définitive, également la vente. Découverte en 1708, la porcelaine, dont la « recette » avait été gardée secrète, avait été jusque-là un article de luxe dont le prix en faisait un produit réservé à la noblesse et à la grande bourgeoisie. Cette situation explique en grande partie la fascination qu’elle exerça sur les consommateurs de la classe moyenne à la fin du 18e et au début du 19e siècle. L’entreprise Boch proposait désormais une version convaincante et presque authentique, qui fit entrer dans les ménages de la classe moyenne un peu de l’art de la table cultivé par la noblesse. Ce fut ainsi que l’entreprise contribua à la démocratisation des arts de la table.

Vers 1830, la société exportait déjà ses produits dans de nombreux pays européens. Cependant, afin de pouvoir s’imposer sur l’ensemble du continent aux côtés de l’industrie anglaise dominante, Jean-François Boch prit contact avec Nicolas Villeroy, un fabricant de céramique également tourné vers les exportations. Les deux anciens concurrents conclurent en 1836 un contrat de fusion afin d’unir leurs forces et d’allier leurs esprits pionniers, leur expertise de la céramique et leurs capacités de production en vue de parvenir à une plus grande compétitivité.

Alors que Villeroy & Boch prospérait déjà dans toute l’Europe grâce à ses articles de vaisselle, l’entreprise se lança en 1846 à la conquête d’un nouveau créneau en inaugurant la fabrication de carreaux. Une invention inspirée par les mosaïques romaines, « les carreaux de Mettlach », vit bientôt le jour. La caractéristique essentielle de ces carreaux esthétiques était leur extrême résistance, qui explique que de nombreux sols datant de l’époque aient été préservés jusqu’à nos jours. Dans ce cas aussi, une production rentable pour l’époque entraîna un grand nombre de débouchés commerciaux. Ces carreaux furent souvent utilisés dans le secteur commercial, notamment au théâtre du Bolchoï de Moscou, dans le métro de Hambourg, dans une cathédrale de Buenos Aires, dans le tunnel situé sous l’Hudson près de New York ou encore dans le club allemand de Tsingtao (Qingdao). C’est de la même usine que provinrent les carreaux de sol qui furent utilisés dans une partie de l’élégant et somptueux aménagement intérieur du légendaire Titanic.

Les salles de bains dans les habitations : un nouveau débouché

La facilité d’entretien fit de ces carreaux un matériau idéal pour les piscines publiques et les hôpitaux, où l’importance de l’hygiène, amplifiée par les découvertes et les avancées médicales de la seconde moitié du 19e siècle, ne cessa de progresser. Eugen Boch, qui dirigeait l’entreprise depuis 1842 aux côtés d’Alfred Villeroy, détecta aussi les opportunités offertes par l’aménagement de salles de bains dans les habitations.

Carreaux et lavabos furent alors également produits afin de répondre à cette demande. La fabrication de céramique sanitaire débuta en 1870 dans l’usine de Wallerfangen. Une fois encore, elle coïncida avec une avancée technologique, favorisée par le procédé de coulage en barbotine et le perfectionnement de l’argile réfractaire traditionnelle. Cette avancée permit de produire en grandes quantités à prix avantageux, créant ainsi de nouveaux débouchés commerciaux. En 1900, lorsque l’alimentation en eau potable et les canalisations firent leur apparition, Villeroy & Boch se concentra sur une pièce de l’habitation privée qui, pour une majorité de la population de l’époque, était encore inconnue : la salle de bains.

La salle de bains devint petit à petit incontournable, à un tel point qu’il fallut attendre la seconde moitié du 20e siècle pour parvenir à couvrir la demande. Villeroy & Boch était cependant d’avis que le potentiel du bain privé était loin d’avoir été entièrement exploité. Il était nécessaire de redécouvrir la salle de bains en tant que partie essentielle de la maison : un espace d’habitation. Pour concrétiser cette vision, Villeroy & Boch engagea en 1975 le célèbre designer Luigi Colani. Ce dernier développa un concept de salle de bains entièrement nouveau. Il fut le premier à accorder de l’importance à l’aspect ergonomique de cette pièce et à en optimiser la fonctionnalité de chaque secteur. Ce fut également lui qui fit entrer la couleur dans la salle de bains. Ce concept de salle de bains révolutionnaire, gravitant exclusivement autour de l’être humain et de ses besoins, fut un message clair lancé à l’ensemble du secteur.

Une grande capacité à innover au sein de la concurrence internationale

Ce fut la première d’une longue série d’innovations qui influencèrent incontestablement les exigences et les attentes des clients. Villeroy & Boch a pris conscience il y a longtemps que les innovations dignes de ce nom génèrent de la demande et stimulent le marché. Le rythme effréné de la vie actuelle ajoute cependant un nouvel aspect à cette constatation. Les innovations renforcent également la compétitivité sur le marché international. C’est notamment la raison pour laquelle un département pour la gestion de l’innovation, qui travaille de manière systématique au développement de produits novateurs, fut créé en 2000. Résultat : en 2005, Villeroy & Boch a reçu le très convoité « Prix de l’innovation de l’économie allemande ».

Les produits Villeroy & Boch sont présents dans 125 pays. Étant donné les mutations profondes intervenues sur le marché mondial et au sein des structures des consommateurs, la stratégie de l’entreprise se concentre, en ce début du 21e siècle, sur l’intensification de l’internationalisation du Groupe. Une nouvelle fois, la marque se trouve au cœur de ce processus. Plus que toute autre, elle représente, par son authenticité, la force d’innovation et la culture européenne. Autant d’aspects que les consommateurs du monde entier savent apprécier.

Villeroy & Boch est une des principales marques de prestige au monde pour les produits en céramique. Depuis sa fondation en 1748, l’entreprise familiale, dont le siège se trouve à Mettlach en Allemagne, est symbole d’innovation, de tradition et de style. La marque célèbre est présente dans 125 pays avec des produits issus des domaines de la salle de bain et du bien-être et des arts de la table.