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Le Maître d’Elsloo : D’une main solitaire à une collection de maîtres du 22.02.2019 au 16.06.2019

Communiqué de presse   •   fév 21, 2019 14:32 CET

Elsloo – Paroisse de Saint-Augustin – Saint-Anne trinitaire © KIK-IRPA, Bruxelles (Belgique). Photo : Jean-Luc Elias

Le Bonnefantenmuseum présente une exposition unique et très attendue de sculptures en bois de la fin du Moyen Âge, consacrée au phénomène du « Maître d’Elsloo ». Tandis que l'exposition sur David Lynch continue d'attirer à Maastricht de nombreux visiteurs venus de toutes parts, et que plusieurs expositions enthousiasmantes d'art contemporain ont récemment ouvert leurs portes, le Bonnefantenmuseum accueille à présent un nouveau projet d’envergure dans le domaine de l’art ancien. Qui est, ou devrait-on dire, qui sont le(s) Maître(s) d’Elsloo ? Plusieurs musées, dont le Louvre et le Victoria and Albert Museum, mais aussi de nombreuses églises de l’eurorégion ont prêté leurs statues. L'exposition nous apprend que le Maître d’Elsloo n'est pas une notion tangible, mais davantage une collection de figures solitaires. Jusqu’au 16 juin 2019, plus de cinquante sculptures seront réunies dans le cadre de l’exposition intitulée Le Maître d’Elsloo. D’une main solitaire à une collection de maîtres.

Vers la fin du Moyen Âge, la production de sculptures en bois a connu un grand essor dans la province actuelle du Limbourg et ses environs. Le plus souvent, on ignore hélas l’identité des commanditaires ou des auteurs de ces statues. Ce qui, en revanche, ressort nettement, c'est la qualité exceptionnelle du travail des artistes, ou plutôt, des ateliers qui les ont réalisées. Les oeuvres qui ont subsisté le montrent clairement. Pour référencer ces sculpteurs, on leur a tout de même attribué un « nom officiel provisoire », dont le plus connu est incontestablement le fameux « Maître d’Elsloo ». Cette appellation, le maître la doit à l’illustre professeur Timmers, lui-même originaire du Limbourg, qui l'a utilisée pour la première fois en 1940.

Voilà quelques années seulement – l’oeuvre rattachée au Maître d’Elsloo était entre-temps passée à quelque 200 statues – l'Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA/KIK) à Bruxelles a mené un projet d’étude approfondi sur les 70 statues d’Elsloo recensées en Belgique. Dans le cadre de cette étude également, les archives n’ont pas apporté beaucoup d’indices, les analyses techniques, elles, se sont révélées particulièrement fructueuses. Ces examens ont en effet permis de dater plusieurs statues venant de Belgique, et de préciser leur mode de fabrication. Des résultats qui aident à beaucoup mieux cerner les « pratiques d'atelier » de cette région. Malheureusement, aucune indication n’a été trouvée sur l’identité du maître. Tous les spécialistes s’accordent néanmoins sur le fait que ce n’est pas la main d’un seul grand maître qu’il faut rechercher, mais plusieurs petits ateliers, à différents endroits.

Il est temps maintenant de laisser la parole au visiteur. Admirez, laissez-vous surprendre et émerveiller par l’exposition d’un demi-siècle de sculpture sur les larges rives de la Meuse, au Bonnefantenmuseum.

L’exposition s'accompagne de la publication d’un catalogue, Le Maître d’Elsloo, D’une main solitaire à une collection de maîtres, qui contient près de 200 reproductions (en couleurs) et des textes des conservateurs Lars Hendrikman, Cynthia Osiecki et Elisabeth Mattison. Le catalogue de l’exposition est proposé en néerlandais et en anglais.

Note pour la presse

Pour une avant-première presse, des informations complémentaires et du matériel visuel, veuillez contacter : Justin Livesey via pressoffice@bonnefanten.nl, +31 43 329 01 09 | +31 6 53 22 68 16.

Pour en savoir plus, adressez-vous à Presse & RP Belgique & Luxembourg :

Esther Rijke, tél. 02/ 543 08 05, erijke@holland.com (non destiné à être publié)

Pour des infos publiques générales : www.holland.com