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Projet SUMO : La couche réutilisable et durable remporte le James Dyson Award national

Communiqué de presse   •   sep 19, 2019 09:00 CEST

SUMO (National Winner James Dyson Award 2019)

Luisa Kahlfeldt de l’ECAL décroche le James Dyson Award national 2019 pour son projet SUMO. Sa couche réutilisable et biodégradable composée à 100 % de fibres Seacell est une alternative hygiénique et douce aux couches conventionnelles.

Dyson est une marque connue pour trouver des solutions aux problèmes quotidiens que d’autres ignorent visiblement. L’entreprise technologique internationale récompense une fois de plus une idée innovante et durable en lui décernant le James Dyson Award afin d'inspirer et de soutenir les étudiants en ingénierie, en design de produits et en design industriel.

C’est parmi de nombreux projets suisses qu’en association avec la Swiss Design Association (sda), un jury spécialisé a choisi le gagnant national, ainsi que deux autres projets arrivant en deuxième place pour le James Dyson Award 2019. Le gagnant suisse remporte 2 600 CHF et accède au concours international avec les deux projets arrivés en 2e place.

La couche réutilisable et durable remporte le James Dyson Award national
Les couches jetables représentent la troisième plus grande source de déchets dans les décharges. Rien qu’en Europe, 17 millions de couches jetables finissent chaque jour dans les ordures. En raison de leur composition à base de fibres de cellulose, de polymère absorbant et d’autres fibres synthétiques, la décomposition d’une couche peut prendre jusqu’à 500 ans. De plus, les couches jetables contiennent des produits chimiques potentiellement toxiques et des substances dangereuses qui par le passé ont souvent été accusés d’occasionner de graves irritations cutanées, des éruptions cutanées ou plus récemment des cancers.

Luisa Kahlfeldt, qui étudie le design industriel à l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL), s’est penchée sur ce problème et a créé avec son projet SUMO un produit innovant qui pourrait résoudre tout cela : une couche unique composée à 100 % de fibres Seacell. Grâce aux extraits d’eucalyptus et d’algues, cette couche est non seulement antibactérienne et absorbante, mais elle est aussi biodégradable.

En collaboration avec un institut textile renommé, Luisa a réussi à concevoir le premier textile fonctionnel à 100 % composé de Seacell et a ainsi créé une couche durable pour les nourrissons qui offre une alternative avantageuse aux couches conventionnelles. Lorsque le produit se trouve dans le circuit de recyclage, il peut être recyclé mécaniquement sans déchets, sans traitement particulier, sans délai et sans autres frais. Cela rend la couche SUMO intéressante sur le plan écologique et économique.

« Je souhaitais en apprendre plus sur la fabrication et la transformation durables des textiles. Le textile que nous avons développé présentait de nombreuses propriétés originales qui m’ont amenée à imaginer un lange en tissu. », déclare l'étudiante en design industriel de 28 ans. Elle ajoute : « Il n’existe pas d’alternatives réellement durables et de qualité aux couches conventionnelles. J’ai voulu utiliser mes connaissances en design industriel pour améliorer un produit quotidien, mais complexe et technique. »

Luisa est ravie d’avoir obtenu le James Dyson Award national et d’avoir ainsi la chance de participer au concours international : « Je suis très heureuse d’avoir reçu ce prix. Le feed-back positif me motive et j’espère maintenant que le jury international sera également convaincu de la pertinence de mon produit. »

Pour en savoir davantage sur le gagnant national SUMO, rendez-vous ici.

HexGen et ARMANDO décrochent la deuxième place et participent ainsi à la finale
HexGen
Pavle Konaković, un autre ancien étudiant de l’ECAL se qualifie également pour la finale du concours. Son invention appelée HexGen est un casque sur mesure qui associe un design génératif, l’impression 3D et des techniques de SCAN. Il a ainsi créé une doublure personnalisée, légère et confortable pour une meilleure absorption des chocs.

Grâce à sa passion pour le ski et à sa fascination pour le design génératif, Pavle Konaković a décidé de créer un casque personnalisé. « Je souhaitais combiner mes connaissances en design et mes connaissances techniques pour créer un casque de ski plus durable et plus sûr et adapté à chaque personne. Chaque tête est unique et chaque casque devrait l’être également. », déclare l’étudiant en design industriel de 25 ans.

Le casque HexGen est constitué de trois couches : une coque extérieure dure et transparente, une doublure sur mesure obtenue par l’impression 3D et un rembourrage confortable. La doublure intérieure peut être réglée en fonction de l’utilisation de manière à s’adapter à la forme de la tête de l’utilisateur et à réagir à des facteurs extérieurs spécifiques. Le produit final est une structure intérieure douce, flexible et légère qui absorbe les chocs linéaires et rotatifs et qui est respirante. La technique de fabrication peut être adaptée à différents types de sports et équipements sportifs afin d’obtenir un casque de protection optimal.

Pour en savoir davantage sur le projet HexGen arrivé en deuxième position, rendez-vous ici.

ARMANDO
Dans le monde, 50 millions de personnes souffrent de lésions chroniques. Les lésions chroniques entraînent des douleurs, une immobilisation et des frais de traitement élevés. La start-up Piomic a développé un appareil de cicatrisation qui permet de traiter les lésions chroniques à l’aide d’un champ magnétique et de rayons infrarouges. Jusqu’à présent, cette technologie était cependant uniquement utilisée pour le traitement de lésions spécifiques de la jambe. ARMANDO est un projet issu du travail interdisciplinaire entre l’étudiante de l’ETH Naomi Strauss et l’étudiant de la ZHdK Lukas Streit et dont l’objectif est d’optimiser la technologie innovante de traitement des lésions de Piomic dans un projet réel.

Le concept d’ARMANDO vise à adapter la technologie de cicatrisation afin de traiter différentes parties du corps. Naomi Strauss et Lukas Streit ont cherché des solutions pour répondre aux exigences élevées en matière de stérilisation, de sécurité et de facilité d’utilisation, qui pourraient être intégrées dans différents contextes de traitement et qui ne nécessiteraient pas de nouvelles études cliniques.

Le système est composé d’un appareil de traitement, d’un bras articulé et d’un moyen de fixation. Une articulation sphérique magnétique qui s’adapte facilement à n'importe quelle position et qui peut être retirée et réinstallée sur l’appareil, relie l’appareil de traitement au bras articulé.

Une interface indique visuellement et acoustiquement à l’utilisateur si l’appareil est correctement utilisé et si la distance avec la lésion à traiter est adaptée.

« Le thème de la cicatrisation est important en raison du nombre élevé de personnes concernées. L’idée de pouvoir contribuer à une solution convaincante a été une grande motivation pour nous. Le travail en technique médicale est un défi lié à de nombreuses conventions qui nécessite de la créativité et un travail interdisciplinaire. Le travail interdisciplinaire entre l'ingénierie et le design a été très enrichissant pour ce projet et pour nous. », déclarent Naomi Strauss et Lukas Streit.

Pour en savoir davantage sur le projet ARMANDO arrivé en deuxième position, rendez-vous ici.

À propos du James Dyson Award
Le James Dyson Award permet à des étudiants en ingénierie, en design de produits et en design industriel ainsi qu’à d’anciens étudiants diplômés dans ces matières au cours des quatre dernières années de présenter leurs projets. Des jurys nationaux évaluent les projets et soumettent leur gagnant national et deux autres projets au concours international. Le jury suisse se compose des personnes suivantes :

  • Alexis Georgacopoulos (Directeur de l’ECAL, École cantonale d’art Lausanne)
  • Nicole Kind (Responsable du design industriel à la Haute École d’art de Zurich)
  • Prof. Gregor Naef (Enseignant auprès de la ZHdK, l’École de design et d’art de l’Institut de Design Industriel de Bâle et à la FHNW, la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse)
  • Peter Schweizer (Directeur de Methosys GmbH)
  • Dominic Sturm (Designer, membre du Conseil de la sda, swiss design association)
  • Lilia Glanzmann (Rédactrice de la revue d’architecture Hochparterre)
  • Prof. Werner Baumhakl (Directeur de l’Institut de Design industriel, FHNW, Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse)

Le prix international James Dyson Award est décerné par la James Dyson Foundation, qui soutient les étudiants aux idées les plus innovantes dans le monde entier. Pour les jeunes designeuses et designers, ce prix constitue une chance de se faire connaître à l'échelle internationale et de collecter leurs premières expériences sur le terrain.

La récompense :

  • Le gagnant international remporte 39 000 CHF, et son université 6 500 CHF
  • Les deux projets obtenant la deuxième place internationale reçoivent 6 500 CHF
  • Le lauréat national reçoit 2 600 CHF 

À propos de Dyson

En tant qu’entreprise de technologie et d’inventeurs, Dyson s’est fixé pour tâche

d’améliorer les produits de la vie quotidienne grâce à de nouvelles idées. Avec cette exigence, James Dyson, fondateur de l’entreprise, a révolutionné la technologie de l’aspirateur, pratiquement inchangée depuis 1901. Seul un aspirateur Dyson dispose d’une aspiration constante grâce au système de nettoyage breveté avec cyclones.

Depuis lors, le nom de Dyson représente des développements inédits. Ainsi, les sèche-mains Dyson Airblade sèchent de façon hygiénique et sans emploi de chaleur – deux fois plus vite que les modèles ordinaires. Le ventilateur Dyson Air Multiplier, basé sur la technologie du même nom, produit sans pales de rotor un flux d’air régulier. Le radiateur soufflant Dyson hot+cool chauffe la pièce rapidement en hiver et rafraîchit agréablement en été.

L’entreprise de technologie britannique fait également sensation dans l’industrie de la beauté: avec le Dyson Supersonic, Dyson révolutionne le sèche-cheveux ordinaire. Il permet un flux d’air fort et précis et grâce à sa conception équilibrée, il tient bien en main.

Aujourd’hui, l’entreprise, dont le siège est à Malmesbury en Grande-Bretagne, emploie dans le monde entier plus de 11’250 collaborateurs, dont plus de 4’500 ingénieurs et techniciens. Dyson détient actuellement quelque 3’000 brevets pour plus de 500 inventions et distribue ses innovations dans environ 82 marches. Plus d’un tiers du bénéfice est investi dans la recherche et le développement. Tout simplement pour que les objets continuent à fonctionner correctement à l’avenir.

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