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Agoria : « Nous soutenons le Green Deal, mais des conditions de concurrence équitables et des investissements européens en Belgique sont nécessaires. »

Communiqué de presse -

Agoria : « Nous soutenons le Green Deal, mais des conditions de concurrence équitables et des investissements européens en Belgique sont nécessaires. »

Le train de mesures présenté aujourd’hui par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le commissaire Frans Timmermans offre de nombreuses opportunités pour l’industrie technologique belge. Agoria soutient les ambitions du plan. Il contient également des initiatives visant à améliorer les conditions de concurrence au sein de l’UE et à lutter contre les distorsions de concurrence avec des pays tiers. Selon Frank Vandermarliere, responsable du centre d’études d’Agoria, il sera crucial d’y parvenir effectivement pour pouvoir saisir toutes les opportunités.

Agoria souhaite que la Belgique ait également sa part dans les nouveaux investissements et moyens d’innovation verts européens. Or, cela dépend également d’elle. Ainsi, notre pays doit assumer d’urgence son mandat au sein de la Banque européenne d’Investissement (BEI). Celle-ci va en effet débloquer mille milliards d’euros pour des investissements verts au cours des dix prochaines années. Cela fait deux ans déjà que nous ne parvenons pas à y nommer un vice-président. Notre pays a pourtant introduit de très nombreux dossiers importants auprès de la BEI et de nouveaux investissements pourraient également être financés par ce biais. Cela représente des milliards d’euros pour notre industrie.

Les ambitions de ce Green Deal sont axées sur la neutralité climatique d’ici 2050 et sur une économie plus circulaire, avec un important marché européen des technologies vertes à la clé. Mobilité verte, avec batteries et infrastructures de charge, bâtiments neutres en énergie, « vague de rénovation » pour rendre les habitations et les écoles plus durables, technologie de l’hydrogène, recyclage, refabrication ou encore nouveaux modèles d’entreprise dans l’économie circulaire constituent autant d’exemples du potentiel de ce marché. Nous devons exploiter pleinement cette opportunité économique. Face à ces défis, le secteur technologique belge dispose de nombreuses solutions, telles que des technologies pour l’énergie éolienne en mer ou l’efficacité énergétique des bâtiments et les dernières connaissances en matière de recyclage, de refabrication, d’intelligence artificielle et de chaîne de blocs. Il ne s’agit donc pas uniquement de supporter les charges liées à un tel défi, mais également d’en tirer pleinement parti. Nous pourrons ainsi créer de la croissance grâce à l’innovation et conquérir de nouveaux marchés pour nos entreprises technologiques.

Le plan propose de nouvelles pistes pour lutter contre les effets de distorsion, pour l’industrie, entre l’UE et les pays tiers moins ambitieux en matière de climat. Cela est nécessaire car un relèvement des objectifs climatiques d’ici 2030 peut désavantager les entreprises européennes en termes de coût. Les instruments commerciaux utilisés dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce et une adaptation de l’intensité en carbone des produits importés ne pourront apporter une solution que si une analyse approfondie de l’effectivité et de l’impact sur l’industrie manufacturière est préalablement effectuée. Dans le cas contraire, certaines parties cruciales de la chaîne de valeur des produits écologiques risquent d’être délocalisées et l’Europe dépendrait à nouveau de technologies étrangères pour réaliser les ambitions de ce pacte vert.

Agoria souhaite que nos gouvernements veillent également à ce que les instruments de financement européens et les moyens destinés à soutenir l’innovation soient répartis équitablement. Ils doivent en outre soutenir la transition au sein de l’industrie belge. Le fonds de transition écologique ne doit pas aider uniquement les régions encore fort dépendantes du charbon, mais doit au contraire assurer une transition plus large. Nous devons également nous préparer à mieux exploiter ces instruments européens. Notre pays doit assumer d’urgence son mandat au sein de la Banque européenne d’Investissement (BEI). Celle-ci va en effet débloquer mille milliards d’euros pour des investissements verts au cours des dix prochaines années. Cela fait deux ans déjà que nous ne parvenons pas à y nommer un vice-président. Notre pays a pourtant introduit de très nombreux dossiers importants auprès de la BEI et de nouveaux investissements pourraient également être financés par ce biais.

Des règles de concurrence équitables au sein de l’UE constituent également un facteur crucial. L’amélioration du marché intérieur par l’écoconception et la révision annoncée des règles relatives aux aides d’État et de la directive sur la taxation de l’énergie peuvent y contribuer. Combinée à la proposition de prélèvement kilométrique, cette dernière permettrait aussi d’instaurer une tarification plus verte de l’énergie et de la mobilité, nécessaire dans notre pays.

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