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Scène du Goetheanum : ‹ Le Visiteur › d’Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène de Valerian Gorgoshidze, avec Christian Richter (l’Inconnu) et Jens Bodo Meier (Sigmund Freud) (Photo: François Croissant)

Communiqué de presse

Les blessures non guéries peuvent engendrer la peur et la haine >>> Dans un contexte politique tendu, le Goetheanum présente ‹ Le Visiteur ›, pièce d’Éric-Emmanuel Schmitt

Goetheanum, Dornach, Suisse, le 8 septembre 2026

Dans sa pièce, Éric-Emmanuel Schmitt met en parallèle deux façons de concilier et de vivre des points de vue divergents : tandis que Sigmund Freud et l‘Inconnu se reconnaissent mutuellement au cours d’un échange animé, un officier de la Gestapo use du langage pour humilier Freud.

« Cette pièce est un formidable dialogue dans lequel la parole prend tout son sens. Elle acquiert la force capable de transformer l’être humain », affirme Valerian Gorgoshidze, le metteur en scène. S’il a mis en scène ‹ Le Visiteur › pour le Goetheanum, ce n’est pas en réaction aux événements politiques actuels. Il est toutefois frappant de constater comment, dans cette pièce, un dialogue constructif entre Sigmund Freud et l’Inconnu est replacé dans le contexte d’une menace de violence.

Les deux interlocuteurs ne se font, certes, aucun cadeau, mais ils se reconnaissent mutuellement. L’officier de la Gestapo, en revanche, bien qu’il se montre parfois séduisant, exerce son pouvoir sans équivoque : il use du mépris, du harcèlement et de l’arbitraire afin d’humilier l’autre, sans prendre la peine de s’expliquer ni d’expliquer ses motivations. Cet officier ne dispose d’aucune autorité propre, il s’appuie sur un pouvoir institutionnel en arrière-plan. Le nationaliste, montre la pièce, crée un vide humain et conceptuel qui s’emplit de violence, tandis que, dans leur quête de connaissance, Freud et l’Inconnu donnent sens et contenu à un espace commun.

Valerian Gorgoshidze voit dans la pièce une dimension psychologique : « Lorsqu’une blessure n’est pas guérie et que l’on craint d’être sans cesse blessé, cela peut engendrer de la peur, la peur de ses propres faiblesses. » L’une des sources du mal résiderait selon lui dans le déficit de confiance en soi. Le metteur en scène en est convaincu : « Nous devons considérer que l’individualité humaine est créatrice, sans craindre que les fantômes du passé ne la submergent, car sinon, nous nourrissons ces fantômes. La foi inébranlable en la force créatrice de l’être humain est le thème central de la pièce ! ».

(2050 caractères/Sebastian Jüngel; traduction : Jean Pierre Ablard)

Scène du Goetheanum (en allemand) ‹ Le Visiteur › d’Éric-Emmanuel Schmitt, le 12 septembre 2026, à 19 h, et le 13 septembre 2026 à 16 h 30, Goetheanum Web (en allemand)

Personne contact Katharina Hofmann

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Le Goetheanum est le siège de l'École supérieure de science de l'esprit et de la Société anthroposophique du monde entier. L'École supérieure de science de l'esprit, avec ses onze sections, est active dans la recherche, le développement, l’enseignement et la mise en pratique de ses résultats et est soutenue dans ses travaux par la Société anthroposophique.

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